A Samarcande, le temps se déroule de cataclysme en cataclysme, de table rase en table rase. Quand les Mongols ont détruit la ville au XIIIème siècle, les quartiers habités ont dû être abandonnés ; les survivants sont allés reconstruire leurs demeures sur un autre site, plus au sud. Au point que toute la vieille ville, la Samarcande des Seldjoukides, peu à peu recouverte par des couches superposées de sable, n’est plus qu’un vaste champ surélevé. Sous terre vivent trésors et secrets ; en surface, des pâturages. Un jour, il faudra tout ouvrir, déterrer les maisons et les rues. Ainsi libérée, Samarcande saura nous conter son histoire.
Samarcande, Amin Maalouf, Livre de Poche, p. 272
Catégorie : Asie
Carnets de voyage en #Asie
- Population: 4,3 milliards d’habitants soit environ 60 % de la population mondiale
- Superficie: 43,8 millions de km2 (soit 65 fois la France)
- Surnoms: l’Orient, le Moyen-Orient, l’Extrême-Orient
Boukhara ou le privilège du charme
Boukhara. Plus grande que la petite Khiva et plus petite que la grande Samarcande. C’est la ville d’Ouzbékistan où je me suis le mieux senti. Celle qui à mon sens mérite d’y passer le plus de temps.
Khiva et la région du Kharezm
On y arrive comme au milieu de nulle part… Khiva est une petite oasis architecturale posée au cœur de l’immensité caniculaire du vieux Kharzem. Cette région est une ode à la sécheresse… Au sud et à l’est s’étendent les déserts du Kyzylkoum et du Karakoum; Au nord l’aridité se propage du Karakalpakie jusqu’à la mer d’Aral. Les températures estivales franchissent aisément les 40° à l’ombre… Il n’y a pas d’ombre et les eaux de l’Amou-Daria ne se déversent plus que dans le désert.
Ouzbékistan : Tachkent
Ça commence par une mélodie familière…
Puis vient l’annonce d’un vol… Une escale. Trois films. A l’arrivée la température monte et on recule sa montre. Douanes tatillonnes, bagages sur le tapis… premières négociations avec le taxi et c’est parti! Bienvenue à « Ташкент », capitale de l’Ouzbékistan.
Pokhara ou le repos du trekkeur
Pokhara se trouve en plein centre du Népal, à 6 heures de bus annoncées de Katmandou. Le trajet permet de vérifier l’une des règles d’or du bus en Asie : toujours rajouter 1 heure supplémentaire pour 3 annoncées. Le trajet fût donc de 8 heures réelles. On est loin d’en faire une crise -le temps au Népal est une constante à géométrie variable- mais ce constat quasi mathématique est toujours aussi surprenant.
Katmandou Capital City
A peine sorti de l’aéroport les taxis piaillent de concert avec le ronronnement des pots d’échappement. Klaxons, chaleur urbaine, odeurs typiques et proximité des corps… en arrivant à Katmandou on comprend vite que l’Inde n’est pas très loin. Coincée au fond d’une vallée la capitale népalaise est effectivement très polluée, pas franchement propre et grouillante de monde: en 1991 Katmandou comptait 427 000 habitants alors qu’on en recense plus d’un million aujourd’hui! La ville est notamment bordée par le Bagmati, une rivière dont le triste état sanitaire n’altère en rien le caractère sacré pour les Hindous.
