Moins couru que les îles et le Péloponnèse, le nord de la Grèce se caractérise par le rusticité tranquille des petites villes et une nature sauvage. On ne vient pas pour les ruines antiques… mais pour le vivant. Et tâter le pouls tout orthodoxe et paradoxalement lent des coeurs caféinés.
Souvenirs de Qom
Sur la route entre Téhéran et Kashan se trouve Qom. Ville sainte du Chiisme et haut lieu de pèlerinage. C’est ici qu’est enterrée la soeur d’Ali ar-Rida, 8ème imam chiite duodécimain qui possède son propre mausolée à Mashad. On quitte l’enfer pollué de Téhéran. Premier contact avec la ferveur religieuse chiite… les hauts minarets, les dômes dorés et les plafonds scintillants.
Ghazal sur Chiraz
Le Ghazal est un genre littéraire utilisé dans la Perse du 13-14ème siècle. Hafez est l’un de ses plus illustre représentant. Il est originaire de Chiraz et ses poèmes sont chantés dans les hauts-parleurs de son mausolée. Dans une définition basique le ghazal est enchaînement de strophes de deux vers. Les deux vers riment et le deuxième se termine par un groupe de mots que l’on retrouve au même endroit dans les autres strophes.
Rubayat sur Ispahan
Les Rubaïyat sont d’abord une collection de poèmes d’Omar Khayyam. Mais c’est aussi une forme poétique qui consiste à ce que « les deux premiers vers d’un rubaï riment ensemble avec le dernier, le troisième étant un vers libre. » Nous nous limiterons à cette définition wikipédieste.
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Certains voyages se préparent plus que d’autres. Sur quoi se préparer? Laissons les itinéraires à la liberté du hasard… se préparer c’est d’abord savoir où l’on met les pieds. Les informations techniques (visa, taux de change etc.) se trouvent facilement dans une myriade de guides ou de sites internet.
Cabourg organique
Cabourg est un monde. Un petit corps organique en demi toile d’araignée. Au centre de la toile trône le Grand Hôtel, vaste bâtiment adossé à la mer et haute zone d’atmosphère. Il libère en ville les résonances de souvenirs proustiens, l’évocation désuète des maillots de laine et des bains de la Belle Epoque. Marcel Proust y venait soigner son asthme; George Sand s’y rosir les joues. Quitte à découvrir Cabourg en cajolant son corps… autant le faire à la faveur d’une singulière promenade organique.
