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Les Cyclades en bateau à voile

Ulysse a dû s’y perdre et Homère s’y baigner. Premier voyage en bateau, une semaine sur un voiler de seize mètres, dans les Cyclades entre Mykonos et Milos. Le skipper était italien. Trois passagères italiennes ; Alena parle italien. J’ai dû faire avec les mains. Et je n’ai pas progressé en grec.

Nous sommes passés au gré des vents pas Mykonos, Paros, Schinoussa, Ios (le top !) Kimolos, et Milos avec un stop dans une baie à Poliegos. Je n’ai pas envie de classer les îles par ordre de préférences mais de fait, j’ai préféré Ios et Milos Peut-être parce qu’on y a loué des scooter, parce qu’on avait le temps, surement pour l’ambiance et pour la densité mesurée du monde.

Peut-être pour les prix aussi. Mykonos est excessivement cher.

Au départ à Mykonos

Aucune photo de Parikia (Paros)… j’ai passé trop de temps dans l’eau. Mais je garde un bon souvenir de cette petite ville blanche, bourrée d’échoppes et de restaurants. Le premier goût du poulpe et des souvlakis. Repas copieux ; repas heureux. La garantie d’un mal de mer limité car au final… c’est là où on est le mieux. Apprendre à tirer le génois, à bidouiller quelques nœuds. Rêvasser en regardant le vagues et le vent qui tinte sur le grand mât.

Arrivée dans le port de Schinoussa

Une baie au large d’Ios

Quelque part au large de Poliegos

Coup de cœur à Ios

Ios est mon île préférée. La ville haute se mérite. Il faut grimper (un peu) mais cet effort n’est pas vain lorsqu’on découvre, après des détours dans un dédale de ruelles toutes blanches, tout en haut de la colline, un petit chapelet d’églises orthodoxes qui surplombe la baie. Le soir il y a des gens en terrasse. On y boit du crassi. On le sert dans des pots On joue des morceaux grecs (diable où avais-je la tête de ne pas avoir enregistré !) avec un tel nationalisme musical que vos oreilles vous emmènent loin… si loin de chez vous.

Ios, Chora

Autour de la colline… l’île. Au nord des ruines de l’âge de bronze, la tombe d’Homère (et oui…) et des routes abruptes qui sillonnent les montagnes à en plonger dans la mer. On y trouve des monastères et des plages un peu isolée… parfois difficiles d’accès mais qui permettent, une fois passées les routes cabosser, de profiter d’un banc de sable pour soi tout seul. Paradis !

Monastère Agios Ioanis

Plage de Magganari

Seuls sur la plage de Kalamos

Milos : accident et festival du troisième type

Petit accident de scooter, fièvre et bleu d’anthologie à la cuisse… la fin de séjour fût physiquement délicate. Je n’ai pas pu aller partout où je voulais mais peu importe, le peu que j’ai vu a suffit à me ravir… Milos est une île magnifique. Le petit port est d’une taille humaine tout à fait charmante qui donne l’impression de connaître chaque pavé du coin au bout de quelques heures. Nous avons assisté à un festival dédié à… Platon ? Au mythe de la caverne ? A la renaissance ? Bref… c’était dans une grotte de la plage de Sarakinoko. Il y avait une vidéo, des chants, des bougies. Et je sais que j’ai laissé un message sur un joli dessin avec le mot « Apparences » dessus. Pourquoi ? Je ne sais plus… mais je sais qu’un organisateur m’a prit en photo avec le dessin que je tenait comme un prisonnier tient son matricule. Et je sais que ma photo traine aussi quelque part sur l’île. Il voulaient en faire quelque chose. Quoi ? Je ne sais plus.

Un jour il faudra que je la retrouve.

Les maison colorées… en approchant du port de Milos

La plage de Sarakiniko

La plage de Plathénia… petite crique isolée, à soigner les bobos post chute

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