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VeloTrip sur l’Atlantique

Trip d’automne… Ă  retaper un vĂ©lo dans mon village d’enfance. Partir. Longer le fleuve Charente puis la cĂŽtĂ© Atlantique. Une semaine Ă  pĂ©daler sur la Flow VĂ©lo et la VĂ©lodysĂ©e. Partir pour les chemins blancs et les embruns. Parce que je n’avais jamais voyagĂ© comme ça. Pour tester et s’inspirer.

La Flow VĂ©lo : relier les deux Charentes

Je suis parti de Balzac, mon petit village d’enfance au nord d’AngoulĂȘme, aprĂšs avoir retouchĂ© un vieux vĂ©lo de course MBK Pro qui rouillait dans une grange comme sur mon coeur. Je voulais emmener une tente mais mon porte bagage ne pouvait supporter qu’un point minimal… en l’occurence seul un petit sac Ă  dos pouvait faire l’affaire. Bref on Ă©tait loin du VTC. Il fallait donc abandonner l’idĂ©e de bivouaquer.

J’ai rejoins la Flow VĂ©lo au nord d’AngoulĂȘme : un parcours cycliste qui dans toute sa longueur dĂ©bute en Dordogne (Thiviers) pour finir sur la cĂŽte Atlantique (l’ile d’Aix), en suivant notamment le fleuve Charente.

Flow Velo - Charente

Du cÎté de Vibrac (Charente)

La Charente est un long fleuve tranquille. La Flow VĂ©lo passe par de longues portions de chemins blancs en traversant des  champs de blĂ© ; des vignes ; des pĂąturages ; des villages producteurs de pineau et de cognac. Les ponts de Vibrac, l’Abbaye de Bassac etc. Adolescent j’ai sillonnĂ© toute cette rĂ©gion en vĂ©lo et en scooter…  L’arrivĂ©e Ă  Saintes marque la derniĂšre Ă©tape avant de pĂ©daler vers Rochefort et l’ocĂ©an.

flowVeloTrip

Saint-Simeux (Charente), les vaches et les chemins blancs

VĂ©lodysĂ©e#1 : Marennes et l’Ile d’OlĂ©ron

J’ai rejoins la VĂ©lodysĂ©e Ă  Cabariot prĂšs de Rochefort.

Et rendez-vous avec Eole! Tendanciellement j’ai toujours eu le vent de face… En l’occurence il m’a gratifiĂ© d’un tĂȘte Ă  tĂȘte particuliĂšrement soutenu dans les marais de Marennes et sur le viaduc d’OlĂ©ron. J’ai crevĂ© sur un chemin de terre. PĂ©dalĂ© dans les descentes. Le vent sifflait dans mes roues et l’arrivĂ©e vers l’ocĂ©an ne fĂ»t pas si simple.

Oléron

Retour de pĂȘche au Chateau d’OlĂ©ron

En temps normal j’aurais pu rejoindre OlĂ©ron dans la journĂ©e en vĂ©hicule motorisĂ©. J’ai mis deux jours pleins Ă  rejoindre Saint-Trojan-les-Bains avec de la pluie, des bourrasques et une crevaison Ă  la clĂ©… du coup l’ocĂ©an m’a semblĂ© plus lointain. Les embruns plus mĂ©ritĂ©s…  J’ai aimĂ© voir les paysages Ă©voluer. Les collines s’abaisser. Les arbres se rarĂ©fiĂ©s et les premiĂšres odeurs maritimes.

TrojanLesBains

Cabanes de pĂȘcheurs Ă  Saint-Trojan-les-Bains

Deux jours ce n’est pas grand chose… j’ai pourtant vĂ©cu ma premiĂšre balade de dunes comme un vĂ©ritable accomplissement! Direction le sud. DĂ©sormais l’ocĂ©an sera mon compagnon de droite.

Oléron-Trojan

Oléron cÎté océan à Saint-Trojan-les-Bains

Vélodysée#2 : la CÎte sauvage

Soleil. Plein et beau soleil! C’est adorĂ© descendre la CĂŽte sauvage de La Tremblade jusqu’Ă  Royan. La piste cyclable –fully goudronnĂ©e MachAllah!– longe les sauvageries maritimes ; les dunes aux herbes folles et le phare de La Coubre, qui  droit comme un pin conteste fiĂšrement la suprĂ©matie des vents.

LaCoteSauvage

Vélodysée#3 : la cÎte girondine

PassĂ© l’estuaire c’est une longue ligne droite qui longe la cĂŽte girondine. Terra incognita dans ce Royaume des Pins. Je n’y avais jamais mis les pieds… J’ai adaptĂ© mon trajet en fonction de la mĂ©tĂ©o et j’avais bon espoir d’arriver en trois jours et sous le soleil Ă  la dune du Pilat pour terminer mon pĂ©riple. Les prĂ©visions des jours suivants me laissaient peu d’espoir et l’idĂ©e de pĂ©daler sous la pluie ne m’enchantait guĂšre.

J’ai donc pas mal roulĂ© pour atteindre Lacanau OcĂ©an. Pays des surfeurs et des premiers autochtones Ă  l’accent du sud. Par chance le coucher de soleil fĂ»t magnifique, avec un halo brumeux orangĂ© sur toute la plage propre Ă  vous sublimer n’importe quelle gorgĂ©e de biĂšre…

Velodysée-Gironde

VelodyséeLacanau

VĂ©lodysĂ©e#4 : le bassin d’Arcachon

Et enfin le Cap Ferret, Arcachon et son bassin Ă©ponyme. Je ne me suis pas attardĂ© au Cap Ferret… notamment au hameau de L’Herbe qui ressemblait davantage Ă  un dĂ©filĂ© de coolitude bourgeoise oĂč la tendance indiquait clairement que le port de la chemise Ă©tait un accessoire indispensable Ă  une meilleure dĂ©gustation de l’huitre.

Trop de monde. Peu d’amabilitĂ©. Et impossible d’y manger quoi que ce soit.

J’ai rapidement pris le bateau pour Arcachon.

CapFerret

Hameau de L’Herbe au Cap Ferret

Et enfin la dune du Pilat! Mon objectif :-) Impressionnant monticule d’un milliard de milliard de grains de sable qui relie les Landes au bassin d’Arcachon. Et une relative solitude… l’avantage gratifiant d’avoir pĂ©dalĂ© hors saison. Et d’avoir bravĂ© ce %*§£&* de vent qui ne m’a guĂšre laissĂ© de rĂ©pit durant ce pĂ©riple. Un pĂ©riple oĂč j’ai pu prendre le temps de l’effort ; et l’effort de prendre le temps.

Dune du Pilat

La pluie arrive Ă  grandes enjambĂ©es…. je chope le TER pour retourner en Charente, dans mon village de Balzac.

Un bout d’ocĂ©an dans l’estomac.

Nourriture_Atlantique

ItinĂ©raire entre les Charentes et l’Atlantique

  • Dans le dĂ©tail (avec les dĂ©tours etc.) je pense avoir avoir pĂ©dalĂ© dans les 450 kilomĂštres.
  • J’ai dĂ©couvert que mon vĂ©lo n’Ă©tait absolument pas adaptĂ© Ă  ce type de pĂ©riple… mais qu’importe! Je l’ai retapĂ©, je l’aime et surtout je vais le ramener Ă  Paris ;
  • J’ai chopĂ© une tendinite au talon mais bon… l’ocĂ©an est beau, calme & foudroyant… je suis fier de m’ĂȘtre lancĂ© dans cette façon de voyager et d’avoir commencĂ© par ma rĂ©gion d’enfance.