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Printemps italien #2 : roadtrip en Toscane

Un printemps italien épisode#2 et pour la foi en la Dolce Vita. Située entre tour, mer et montagne, Pise était ma base. Une balade en pays toscan, à l’affut des petits villages haut perchés, de ces paysages vallonnés riches en nuances de verts, piqués de pins, et des termes sauvages.

Voltera, San Geminiano et Montepulciano

C’est un sentiment ambivalent. Ces villages sont normalement bondés de monde, de touristes qui sillonnent, s’arrêtent, gesticulent, consomment et se bousculent dans des ruelles pas plus grandes qu’il ne faut pour rester dans le standard du pittoresque. Je ne vais pas bouder mon plaisir… à Voltera, comme à San Geminiano et à Montepuciano il n’y avait quasi personne, si ce n’est quelques locaux, et une poignée de touristes italiens qui profitaient d’une excursion de fin de semaine.

Il est quand même étrange de voir autant de magasins, de boutiques et de restaurants quasi vides, à l’arrêt, comme si ces l’activité s’était arrêté. La vague touristique, massive et structurante, s’est retirée et laisse comme des stigmates toute une économie qui a physiquement façonné ces villages. Petits panneaux indicatoires, menus en chinois, rangées de boutiques à babioles etc. dans ce vide sidéral tous ces éléments pré pandémiques semblaient tellement démesurés !

J’ai mal pour ces commerçants … mais on est seuls et on en profite vraiment : ne pas faire la queue pour commander une glace, trouver une place en terrasse, chiner, flâner, profiter d’un vrai silence dans une église etc. Ma réaction est égoïste mais j’aimerais que ça reste comme ça. Je ne vois plus l’intérêt de s’arrêter dans ces villages s’ils sont blindés de monde.

Voltera2 Voltera1

Voltera

SanGeminiano

Gelato à San Geminiano

Toscane : cinquante nuances de verts

Les impressionnistes appréciaient la Normandie pour ses lumières. Je crois qu’ils seraient tombés amoureux de la Toscane. Les terres y sont vallonnées, les couleurs dégradées, les odeurs changeantes alternent entre ce qu’évoque les pins, l’écorces, le souffre et le raisins. La descente, par une longue route sinueuse, entre Montepulciano et les Bagni San Fillippo fut l’un des moments les plus doux de notre périple. Les sources d’eau chaude de San Filippo, perdues dans une foret au pied des montagnes, permettent de se requinquer… nous avons planté la tente au bord d’une autre source, à Bagni di Petriolo. Bain de nuit. J’ai allumé un feu pour sécher, fier comme Artaban.

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Paysages toscans

BagniSanFilippo

Bagni San Filippo

 

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